
Comment se passe la rééducation ? Elle est personnalisée, adaptée aux fragilités constatées dans le cadre du bilan. Celui-ci comporte l’analyse des cahiers d’école, de la vitesse d’écriture, une cotation déterminant l’âge graphomoteur, l’observation graphomotrice, la vérification de la bonne latéralisation, l’observation de la stratégie de copie.
Lors la remise du bilan seront évoqués les objectifs à atteindre et les pistes de remédiations envisagées.

Je veille à ne jamais mettre l’enfant en échec, je tiens compte de ses centres d’intérêts et de ses préférences pour adapter les activités proposées. L’écriture à proprement parler ne sera pas abordée dans les premières séances. Il faut d’abord que l’enfant ou l’adolescent prenne la conscience de son corps lors de l’acte d’écrire, et s’engage dans un désir d’améliorer son écriture.
J’utilise les techniques inspirées de Julian de Ajuriaguerra (neuropsychiatre et psychanalyste, il est l’un des fondateurs de la Graphothérapie). Par des activités ludiques, on travaille la détente, la motricité globale et fine. On désapprend le geste en travaillant sur des formes non graphiques, sur des supports et des formats très diversifiés. On travaille sur la tenue de l’outil et la pression : l’enfant peut avoir une tenue trop lâche ou au contraire trop crispée. Le bon positionnement du pouce, le déverrouillage des épaules, des coudes et des poignets sont également des axes de travail supplémentaires. Puis, peu à peu, on reprendra le tracé des lettres et chiffres, leur enchaînement, on travaillera l’espacement les lettres, mots et lignes, et on « reconstruira » les bonnes pratiques d’écriture.
Chez l’adulte, on tentera ensemble de comprendre sa relation à l’écrit et ce qui entrave l’image qu’il souhaite véhiculer par son écriture.

En tant qu’adulte, notre écriture manuscrite peut véhiculer une image qui ne nous convient pas.
